L’immobilier résidentiel en 2020 :”Bonne Année” ?

Le volume des transactions immobilières en 2020

L’année 2020 n’était pas une année comme les autres pour le secteur de l’immobilier et celui de la transaction immobilière. En effet une année marquée par deux confinements et 3-4 mois d’inactivité. Une année marquée par l’interdiction des visites, la fermeture des agences et l’arrêt des chantiers, les délais au niveau des signatures. Nous aurions pu nous attendre à une baisse des transactions d’au moins 25% en volume d’activité par rapport au 1 060 000 de transactions de 2019 ! Et miraculeusement l’année 2020 est une « bonne année » .Même si le retard accumulé au premier semestre au niveau des transactions d’achat et de ventes de maisons et d’appartements n’a pas été comblé au deuxième semestre. Le niveau d’activité et le volume de transactions immobilières reste cependant  élevé et supérieur à celui de 2017 et 2018, comme en témoigne le graphique ci-dessous (source : immobilier-danger )

Pour Frédéric VIOLEAU, président de l’Institut notarial de droit immobilier du Conseil supérieur du notariat, « on devrait atteindre 970.000 à 980.000 transactions en 2020 » et le marché immobilier aura fait preuve d’une grande résilience. La pierre et le logement restent une valeur refuge en tant de crise sanitaire, en effet l’activité de l’année 2020 a connu une nette augmentation des investissements en locatif pour avoisiner les 30% des transactions selon Laforêt et Century21 avec les taux de crédits toujours très bas, le télétravail qui se généralise même partiellement et l’envie d’espace avec la signature électronique sans se déplacer tout cela a permis au marché de garder des volumes élevés.

L’évolution des prix des transactions immobilières en 2020

Les prix ne se sont pas effondrés et contrairement aux estimations hasardeuses faites au premier confinement ou nombreux sont ceux qui avaient prévu une chute des prix pouvant aller jusqu’à 15% voire 20% pour certains sur 2020 ! Rien de tout cela n’a eu lieu et bien au contraire les prix ont résisté et il y a eu même des hausses spectaculaires dans certaines régions et ville moyenne de France.

Le prix moyen du m²  dans l’ancien a augmenté en France en passant de 250 K€ à 265 K€ pour devenir propriétaire selon le baromètre de Seloger.

Pour les appartements, la progression sur un an atteint 6,5%. En Ile-de-France les prix ont augmenté de 6,6%, et en régions de 6,5%. « À fin janvier 2021, les projections indiquent des évolutions sur 1 an de +5,8% pour la France métropolitaine, +6,8% pour la Province et +4,6% pour l’Île-de-France » révèlent les notaires.

Pour les maisons, la hausse s’accélère. L’envie de verdure et d’espace avec le télétravail partiel ou généralisé a contribué à cette embellie et notamment dans les villes moyennes, en effet la part des franciliens qui achètent dans les régions limitrophes a augmenté « Les évolutions sur un an atteindraient +6,8% pour la France métropolitaine, +6,7% pour la Province et +7,2% pour l’Île-de-France » ajoutent les Notaires.

Les prix du m² ont continué à grimer avec des disparités par régions et par type de bien (à Paris une hausse de 1,8% selon meilleur agents, Nantes 5,5% et Strasbourg 4,2% se trouvent sur le haut du podium en % d’augmentation des prix au m² en 2020, seul Bordeaux a connu un léger ralentissement, le pouvoir d’achat immobilier des villes moyennes a été impacté en témoigne cet article  Immobilier : ces villes moyennes plébiscitées en 2020 – Prix immobilier | BFM Immo (lavieimmo.com)

Les crédits immobiliers

L’évolution des prix a été largement soutenu par les taux d’intérêts très bas tout au long de l’année 2020 (voir le graphe ci-dessous sur l’évolution des taux d’intérêts source : immobilier-danger).

La production de crédit en 2020 a baissé de 14,2% selon le baromètre LPI Seloger et les primo-accédants ont été les victimes des durcissements des conditions d’octroi de crédit suites aux restrictions des la HCSF et les taux de refus de dossiers sont passé de 5% fin 2019 à 17 % fin 2020.

L’année 2021 démarre dans de meilleures hospices, en effet les conditions l’octroi des crédits sont assouplies sur trois points et devraient bénéficier aux primo-accédants

–         Le taux d’endettement maximal passe à 35 %, contre 33 % actuellement

–         La durée d’emprunt maximale passe de 25 à 27 ans pour les logements neufs

–        La tolérance de 15 % accordée aux banques passe à 20 %, pour les dossiers        « hors cadre »

Et les dernières communications de la BCE ne prévoient pas d’augmentation des taux pour 2021.

 

Que nous réservera l’année 2021 ?